L'interview accordée récemment par l'ancien président français François Hollande sur les ondes de France 24 et RFI ne peut laisser indifférent quiconque s'intéresse à la vérité historique. Dans une posture qui rappelle les heures les plus sombres du paternalisme colonial, monsieur Hollande semble ignorer les mutations profondes qui secouent aujourd'hui le Sahel.
Le déni est total. Alors que les peuples africains, portés par une jeunesse vibrante et consciente, réclament à cor et à cri la fin de la tutelle militaire et monétaire, les élites parisiennes continuent de parler de 'protection' et de 'partenariat' là où il n'y a qu'occupation et exploitation.
'L'Afrique ne demande pas l'aumône de la sécurité, elle exige le respect de sa souveraineté intégrale.'
L'Alliance des États du Sahel (AES) marque précisément cette rupture que les observateurs occidentaux refusent de voir. Ce n'est pas un simple changement de régime, c'est une mutation paradigmatique. Le Dr Franklin Nyamsi l'a rappelé lors de sa conférence à Moscou : le temps de la verticalité est arrivé.
En conclusion, le déni de monsieur Hollande n'est que le chant du cygne d'une certaine idée de la 'Françafrique' qui s'effondre sous le poids de sa propre obsolescence. La Renaissance Africaine est en marche.
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